Le tir à l’arc ou l’école du calme

30 juillet, 2012

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Le tir à l’arc ou l’école du calme (La-Croix le 30 Juillet 2012)

Pour les archers engagés dans le concours olympique individuel, l’adresse ne suffit pas, car la différence à ce niveau se fait de plus en plus sur la concentration et la capacité à maîtriser ses émotions.

Gaël Prévost (à gauche) lors d’un entraînement pour les Jeux olympiques, le 26 juillet à Londres.

(AP Photo/Marcio Jose Sanchez)

Gaël Prévost (à gauche) lors d’un entraînement pour les Jeux olympiques, le 26 juillet à Londres.

Des points que les Français, comme Bérengère Schuh, Gaël Prévost et Thomas Faucheron (qui disputeront un 32e de finale mardi 31 juillet pour la première et mercredi 1er août pour les deux autres), travaillent avec un préparateur mental mesurant sur un ordinateur ce qui se passe dans leur tête.

Un sport du dimanche pour adolescents se rêvant Robin des bois ? Le tir à l’arc souffre encore d’une image gentillette qui ne rend pas justice à une discipline fort exigeante, plus proche de la partie d’échecs à grande vitesse que de l’aimable tournoi entre preux archers. Surtout, et on l’a vu samedi avec l’élimination précoce des Français par équipes, pourtant vice-champions du monde en titre, l’adresse ne suffit pas. Il faut aussi être costaud et très organisé. Ce qui a manqué à nos représentants. Ils auront à cœur de se rattraper dans le tournoi individuel que deux d’entre eux entament demain. « Bien sûr, la maladresse est interdite, souligne Benoît Dupin, le directeur technique national, mais le tir à l’arc est aussi un sport de force et d’organisation. »

De la force ? Il en faut pour exercer une traction sur des cordes de plus en plus tendues. « C’est un sport physique, poursuit l’entraîneur national, Marc Dellenbach. Pourtant, ce n’est pas là que se fait la différence, car tout le monde est capable de gagner en capacité musculaire. En réalité, un match se perd ou se gagne dans la tête. » Pour comprendre ce que le technicien veut dire, il faut se pencher sur le déroulement d’une compétition. Un peu comme au tennis, chaque concurrent est opposé à un adversaire dans un match à élimination directe. Il s’agit bien d’être précis, mais surtout rapide, car les duels se déroulent en quatre séries de trois flèches. Les deux concurrents tirent chacun leur tour, avec quarante secondes au maximum par flèche, la série de trois flèches ne pouvant pas dépasser deux minutes.

DÉSTABILISER SON ADVERSAIRE

Autrement dit, un tireur sûr de lui et rapide sera en mesure de déstabiliser son adversaire en terminant le travail plus vite. Il peut aussi choisir de bluffer en attendant le tout dernier moment pour décocher sa dernière flèche, incitant son concurrent à précipiter son tir. « C’est un jeu de stratégie » , souligne le jeune Gaël Prévost, qui est à 18 ans le grand espoir de l’équipe de France, même s’il a fort à faire avec des adversaires beaucoup plus expérimentés et âgés que lui. Un décalage qui n’effraie pas vraiment ce garçon d’un calme… olympien. D’ailleurs, les archers restent tous maîtres d’eux-mêmes, une condition pour réussir dans ce sport où l’excitation n’a pas droit de cité.

Ce qui n’empêche pas certains athlètes, marmoréens en apparence, de vivre une forme d’ébullition intérieure sur le pas de tir. Et ces montées en température, certes modestes chez ces sportifs à sang froid, sont très préjudiciables à l’efficacité du tir. C’est là qu’intervient un personnage qui joue un rôle essentiel dans la préparation des archers : le préparateur mental. Les Français bénéficient d’un entraînement spécifique à la maîtrise des émotions, basé sur l’étude de la variation du rythme cardiaque.

« PENSER À DES CHOSES AGRÉABLES »

Cette technique baptisée « HeartMath » (mathématiques du cœur, en anglais) est développée en France par Frédéric Lecomte, qui relie, via une électrode fixée à leur oreille, ses « clients » à un ordinateur mesurant la variation des pulsations du cœur selon une formule simple : émotion positive = faible variation = concentration optimale. « Mon travail consiste à demander à l’athlète de s’obliger à penser à différentes choses agréables, à mesurer les changements de rythme générés par chaque émotion et à repérer celle qui entraînera la plus petite variation cardiaque. Juste avant d’entrer en lice, il suffira qu’il pense à cela pour que la concentration soit optimale. » Un archer efficace est donc d’abord un archer heureux.

Jean-François FOURNEL (à Londres)

Préparation mentale adaptée au tir, la routine de concentration

26 juillet, 2012

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Les séquences spécifiques du tir et du tir à l’arc sont relativement similaires, quelques différences de timing permettent toutefois au tir au pistolet de mettre en oeuvre un protocole de préparation plus complet. Suivant les athlètes ce protocole sera déployé selon plusieurs axes opposés : la diminution des effets physiologiques du stress par la propulsion des émotions dites positives ou la mise en conflit de l’athlète en émettant des stratégies d’adaptation réflexes en émettant des émotions dites négatives.

Le premier travail à accomplir est de déterminer quelle position de neutralisation va permettre au tireur de retrouver un état de calme relatif. Relatif car il est bien évident qu’en phases d’entrainement ce calme sera de type serein, en phase de compétition ce calme sera de type intensif (travail sur des mesures de la relativité du calme d’un athlète). Ensuite il est intéressant de propulser cet état neutre vers un état plus dynamique. La subtilité est de déterminer cette dynamique de type positive ou de type négative. Tout dépend de l’athlète, comment fonctionne son système réflexe et comment il réagit face à un stimulus d’agression ( si l’on détermine que l’adversaire ou la compétition sont des agresseurs ).
Le but de ce premier travail est de le transposer dans un protocole utile sur le pas de tir directement. Des micros émotions viennent perturber ou propulser l’athlète et le contraignent à réagir. Il s’agit dans cette séquence de se permettre de contrôler tout ou partie de ces micros émotions et des les articuler dans le protocole de tir général. Chaque tir doit suivre ce protocole tout en gardant toutefois une certaine lucidité afin d’adapter quelques subtilités si l’adversaire commençait à faire des siennes !.

Les résultats mesurés donnent souvent satisfaction, le ressenti de l’athlète, la qualité du tir et la prestation qui s’en suit est très encourageantes. Toutefois, au delà de ces résultats prometteurs gardons toujours en tête qu’une compétition avec de forts enjeux peut considérablement perturber certains comportements et mêmes certaines convictions.

Gérer “le pétage de plomb” sur un parcours

10 juillet, 2012

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Le Monde
Mardi 10 Juillet 2012
Gérer “le pétage de plomb” sur un parcours

Gérer "le pétage de plomb" sur un parcours

Au-delà très souvent du geste de mauvaise humeur (injures, jets de clubs…), pouvant aller d’un léger manque de respect pour vos partenaires de jeu jusqu’à la sanction en compétition, le pétage de plomb a la conséquence quasi immédiate de vous sortir de votre partie. Le Rêve de ramener la Coupe s’envole alors irrémédiablement. Nous allons voir comment faire pour ne pas en arriver là.

Mais qu’est ce qui provoque le pétage de plomb? En règle générale, elle est activée par une inaptitude ponctuelle à affronter une situation donnée. Par exemple, un joueur envoie sa balle dans l’eau, il va être ponctuellement confronté à une action de dégoût ou de rejet, la situation actuelle lui impose de refuser l’échec, du genre ce n’est pas de ma faute, c’est le vent, c’est le lie, c’est… Parallèlement, les processus émotionnels mineurs, genre micro-émotions, ont la faculté de se cumuler. Une mise en jeu moyenne sur le tee, des balles souvent mal placées dans le rough provoquent des micro-émotions qui s’additionnent et conditionnent tôt ou tard une sorte de débordement.

Ce dernier est déclenché par une émotion plus forte, ici dans notre exemple, la balle dans l’eau. C’est un peu le principe de la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Lorsqu’un joueur commence à s’énerver, un enchaînement des évènements et des émotions va l’entraîner vers une surenchère de symptômes incontrôlés, c’est l’explosion ou le feux d’artifice émotionnel.

Comment le joueur de golf peut-il éviter ce genre de débordement

L’une des solutions serait de mieux jouer (référence à Lapalisse). Cà paraît simpliste comme réflexion, mais il s’avère qu’un joueur en état de grâce va rarement avoir des réactions de pétage de plomb. Une autre solution serait d’engager une faculté physiologique que nous possédons tous : l’amplification des processus émotionnels pour inhiber les interactions mentales. La troisième faculté serait de relativiser l’évènement.

1/ Mieux jouer
Réserver un pro et rendez-vous au practice !

2/ Relativiser l’évènement
Avant toutes choses il convient de définir les objectifs. Cette partie de golf est une partie amicale sans enjeux ? Cette partie n’est qu’une étape à la construction d’un objectif global ? Suis-je là pour prendre du plaisir ? …

3/ Savoir gérer ses processus émotionnels

Première astuce, la prise de décision lors de la pré-routine

Lorsque vous faites la pré-routine, celle mise en place avant la frappe de balle, prenez LA DECISION de frapper tel coup dans telle condition. Une fois que vous serez devant la balle, dans la zone de frappe, allez-y franchement et sans remise en cause de la décision que vous venez de prendre, votre seule job ici est de transmettre la décision prise et ce, le plus spontanément possible. Votre job est de transmettre le témoin à la balle pour qu’à son tour elle fasse aussi SON job (à l’image de la transmission du témoin au relais 4 x 100 m en athlétisme). Si vous vous appliquez à transmettre ce témoin de la meilleure façon qu’il soit, vous vous détacherez petit à petit de l’évènement est stopperez le cumul des micros émotions.

Seconde astuce, la visualisation dissociée

Pour éviter le cumul des micro-émotions, après chaque coup manqué, appliquez le principe de la post routine. Pour ce faire, imaginez que vous puissiez vous voir à travers un écran de télévision. Quelle émotion cela procure t’il ? … ici je vois un joueur qui vient de mettre sa balle dans l’eau mais il y a peu d’incidence parce qu’il reste 5 trous à jouer et qu’il a une confortable avance sur son score.

Ok, maintenant reproduisez avec le plus d’émotions possible, les sensations du geste parfait, celui qui vous aurait permis d’éviter la balle dans l’eau. Ce procédé permet au cerveau de ne pas enregistrer les mauvais coups et de cumuler les symptômes pour faire un bon coup. Sachez que le cerveau ne fait aucune différence entre la situation réelle et la situation imaginée.

Ensuite continuez votre partie en tentant d’oublier ce mauvais coup et concentrez-vous sur le challenge de réussir le prochain coup. Pour se faire n’oubliez pas que le coup de golf le plus important de votre “carrière” de golfeur… c’est le prochain que vous allez faire.

admin

Mise en place des objectifs

6 juillet, 2012

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La mise en place d’objectifs auprès des athlètes ou des managers, n’est pas toujours une partie de plaisir pour le coach. Entre les projections décalées, les espoirs de l’entourage, le contexte de la réalité ou l’humeur du jour, ce sont des paramètres qu’il est nécessaire de prendre en compte sous peine de se projeter dans des considérations complètement farfelues. Auprès de Bérengère il convient de bien savoir on l’on met les pieds, et je profite des capacités de perception sincère pour tenter de visualiser certains indices. Associés à la connaissance du contexte (en l’occurrence des jeux) le but est de se représenter le plus fidèlement possible comment l’athlète va pouvoir mettre en oeuvre pour atteindre cet objectif. En premier lieu il est également intéressant de connaître ce qu’elle ressent et de mesurer le décalage possible entre ce ressenti et ce qu’elle exprime.

Dans la vidéo vous trouverez une brève représentation de l’accompagnement de Bérengère : Détermination des objectifs et préparation des jeux avec Bérengère

Même si la mesure des émotions ressenties semblent empirique, le fait d’accompagner cette athlète depuis 2 olympiades permet de cerner assez bien le contexte et de déterminer si l’évocation de ces objectifs n’est pas trop décalée par rapport à la réalité.

admin

mesures empiriques ou indicateurs tangibles

21 juin, 2012

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Au fur et à mesure des indicateurs confirmant les corrélations entre l’état d’optimisation émotionnel et le design de certaines courbes de mesures des fonctionnements physiologiques, il est intéressant de constater que certaines actions physiques interagissent avec certaines activités physiologiques. Impossible par le biais du logiciel de mesure de la variabilité cardiaque de catégoriser ces activités mais force est de constater que telle action peut être souvent caractérisée par une représentation spécifique quand d’autres provoqueront une représentation qu’il lui est dédiée. Partant de ce principe nous entreprirent de reproduire sur le terrain et directement dans l’action des reproductions systématiques. Après plusieurs tentatives il s’avère qu’il est possible de corréler une mesure empirique (dont les indications et les résultats n’ont pas de valeur scientifiques)  à des indications tangibles (dans le sens ou telle action propose un résultat prévisible et répétitif). C’est un peu le principe de la recherche scientifique sur du cas unique (la recherche scientifique doit se positionner sur plusieurs séries reproductives et dont un contexte connu, quand au cas unique il doit être reproductible sur une seule série ou sur un athlète qui n’existe qu’à 1 seul exemplaire mais qui néanmoins apporte une constance à iso configuration).
Dans ce cadre il est intéressant de constater la possibilité de produire une mesure des comportements émotionnels associés aux fonctionnements des systèmes physiologiques, à l’optimisation de l’organisation technique et physique. Dans des termes plus raccourcis, c’est un peu le principe de proposer une mesure de la performance.

Les facteurs de performances

en effet, même si d’aucuns diront qu’il est délicat de parler directement de corrélation, lors de certaines mise en place d’exercices spécifiques il est intéressant de constater une amélioration des résultats. En d’autres termes, optimiser son organisation physiologique revient à optimiser son résultat. Un peu une lapalissade, j’en conviens, mais qui pour beaucoup d’athlètes et d’entraîneurs, restent d’une subjectivité décontenançante souvent ranger dans le champ de l’impossible.

Le champ des possibles

Pour accréditer un champ de mesure et l’associer à une performance, il convient d’en produire certains nombres, reproduire ensuite et confirmer enfin. Chaque athlète est unique, surtout lorsqu’on monte dans l’échelle des niveaux de performance. Ce pan permet d’intervenir sur un nouveau créneau que peu d’intervenants arrivent à maitriser, avec toutefois un taux de satisfaction très élevé et une pertinence recherchée. Enfin ne rêvons pas, encore, aujourd’hui nous mesurons un spectre d’informations mais nous sommes encore éloignés de proposer une optimisation typique ou normalisée pour atteindre un objectif précis ( par exemple il est possible de mesure des indices d’optimisation de contexte pour le déclenchement d’une action mais il est impossible d’en provoquer l’inverse )

Les recherches en cours

les modalités de recherches actuelles sont diverses et variées, mais nous axons principalement notre énergie sur des objectifs comme: quelles sont les constantes pour obtenir de la lucidité, quelles sont les choses à mettre en place pour optimiser telle action, ou bien si nous activons telle réaction physiologique est il possible d’obtenir tel déclenchement ou tel résultat ?(ou telle contre réaction)

admin

je souhaite obtenir plus de lucidité

19 juin, 2012

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Romain, tir à l’arc, souhaite acquérir plus de lucidité durant la phase de tir. Sa formulation n’est pas forcément des plus claire mais sa demande, relayée par son entraîneur, semble pourtant bien décrire cette possibilité de pouvoir ajuster ses paramètres de tir pendant son exécution. C’est une demande assez claire, pour ne pas dire simple qui relève pourtant de la nécessité d’appréhension complexe de nombreuses composantes. En effet, depuis quelques années nous développons les capacités liées à la spontanéité dans les phases d’exécution du tir. Cette spontanéité vise à occulter les capacités naturelles du cerveau à remettre en cause et parfois modifier la perception réelle des ressources à mettre en oeuvre pour tirer correctement ( ou communément appeler par le terme stress). En effet, nous avons déjà obtenu des résultats intéressants dans la mise en place d’une phase d’Action permettant de propulser les capacités de spontanéité que tout athlète souhaite se voir naturellement mettre en oeuvre. Pour Romain, par contre, il rencontre moultes énergies à appliquer ce type de protocole.

Revenons sur le protocole.

Le protocole est une séquence d’actions coordonnées visant à créer un confort lors de son exécution en compétition. Lorsque cette séquence est suffisamment reproduite au cours des phases d’entraînements, il est possible de mettre en relief tous les incidents qui pourraient entacher son bon déroulement, de plus à force de répétition ce protocole rentre dans ce que l’on pourrait nommer “la routine”. Une routine pourrait se définir par une suite d’actions appréhendées et connues visant à ce que l’athlète puisse être en confiance durant la durée brève ou longue de la compétition. Il peut exister plusieurs routines, une pré compétitive définissant les synchronisations et les engagements nécessaires afin de favoriser une sorte de distanciation avec l’enjeux de la compétition. A l’intérieur de cette pré routine il est d’ailleurs possible de prévoir quelques scénarii apportant des modalités d’opportunités spécifiques (des adaptations contrôlées à des évènements soudains).

“Appuyer” sur un protocole à des fins d’obtenir de la lucidité.

La lucidité en elle même est très difficile à contrôler, je dirais même plus que la lucidité est impossible à canaliser par l’application d’exercices spécifiques. De nombreuses interactions mentales peuvent jouer un jeu antagoniste et provoquer l’inhibition plutôt que de l’amélioration. Je préconiserais dans certaines conditions un contournement, une sorte d’aiguillage mental ou dans d’autres situations un étouffement des process mentaux par des techniques de remplissages forcés. Cette dernière sera dans ce cas la meilleure solution préconisée.

Le leure du remplissage mental

Le principe est simple à expliquer, très contraignant à appliquer. Il s’agit de remplir le cerveau de pensées diverses et variées, de préférence des pensées travaillées dans le cadre de l’entraînement et de la routine, afin qu’il ne puisse plus ajouter des pensées malencontreuses ou contre productives. La mise en oeuvre montre une aptitude remarquable et des résultats très satisfaisants, les phases d’entrainements apportent de plus en plus de souplesse dans l’application de cette routine, et la lucidité recherchée (en l’occurrence ici la capacité d’analyse ponctuelle) entre petit à petit à faire surface.

Application en situation

Bien entendu, l’application terrain donne des résultats encourageants, toutefois rien ne vaut l’application lors de situations sensibles, c’est en cette stratégie dans nous allons l’appliquer lors des derniers championnats mondiaux se déroulant avant les jeux de cet été.

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attention aux intentions.

17 juin, 2005

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 Au golf et dans la vie, il est important d’optimiser l’attention sur les intentions.

Dans chaque coup de golf focalisez vous sur le drapeau ou sur un cible précise et uniquement celle-ci. Il est facile de perdre sa concentration et ne plus savoir pourquoi vous êtes sur un parcours spécialement si vous êtes en train de mal jouer. Toutefois si vous mémorisez ceci « Porter attention aux intentions», vous risquez d’obtenir de bons résultats dans votre jeu. Prenons quelques exemples, si votre intention est de mettre la balle dans le trou, concentrez votre attention sur le trou, et pas sur la pente qui se trouve derrière. Si votre intention est de franchir de l’eau par atteindre le green, concentrez votre attention sur le green et non sur l’eau (ne pensez pas à une pomme !). Si votre intention est de tout simplement faire une partie d’amusement, concentrez vous sur le paysage, la beauté des arbres environnants, mais ne portez pas votre attention sur vos mauvais coups ou sur les joueurs touristes qui retardent la partie de devant.

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Cohérence cardiaque ou régime sans sel ?

15 juin, 2005

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Cette technique mise au point aux Etats-Unis soigne aussi bien l’insuffisance cardiaque que le stress ou les peines de cœur…

«Prenez d’abord deux respirations profondes en faisant durer au maximum l’expiration et avec une pause de quelques secondes avant l’inspiration suivante. Puis concentrez-vous sur votre cœur. Imaginez que vous respirez à travers lui, que l’inspiration apporte de l’oxygène et que l’expiration emporte les toxines. Puis savourez la sensation de chaleur qui se développe dans votre poitrine, nourrissez-la en pensant à un souvenir heureux ou une scène de paix… Voilà, la cohérence est établie.» Non, ce n’est pas une leçon de yoga ni une séance de zazen – bien que de nombreuses écoles de méditation utilisent ces mêmes techniques. Ce sont des cardiologues de Stanford qui testent la technique de la «cohérence cardiaque» en l’enseignant à un groupe de malades souffrant d’insuffisance cardiaque sévère. Au bout de six semaines de traitement, les résultats sont éloquents: le niveau de stress et de dépression s’est remarquablement amélioré, ainsi que l’état physique. Tandis que l’état général du groupe témoin, traité par des méthodes classiques, s’est détérioré. La même technique enseignée à des milliers de cadres stressés des grandes boîtes britanniques et américaines fait passer la proportion de ceux qui se disent épuisés de 50% à 12%, insomniaques de 34% à 6%, anxieux de 33% à 5%. Au bout d’un mois de pratique, leur tension artérielle a baissé deux fois plus qu’avec un régime sans sel. Une étude suggère qu’une pratique régulière fait doubler le taux de DHEA, la fameuse hormone de jouvence, et baisser d’un quart le taux de cortisol, l’hormone du stress! On savait que les fakirs faisaient des prodiges en contrôlant leur respiration. Mais comment un cadre de la British Petroleum réussit-il à se protéger contre la dépression, l’anxiété, l’hypertension et le vieillissement moyennant quelques expirations prolongées? La réponse se lit sur un écran d’ordinateur. On glisse un doigt dans une bague connectée à la machine. Un logiciel spécial mesure l’intervalle entre les battements du cœur et les traduit sur l’écran sous la forme d’une courbe. Cet intervalle n’est jamais le même. Cela s’appelle la variabilité cardiaque (à distinguer de l’arythmie) et c’est un phénomène tout à fait normal. Mais cette courbe peut prendre deux aspects: elle peut être chaotique, hérissée d’emballements et de freinages intem-pestifs. Elle peut aussi être cohérente: elle dessine alors une belle sinusoïde qui fait alterner accélérations et ralentissements avec une grande régularité. Quand on évoque des soucis, une courbe heurtée et erratique s’inscrit sur l’écran; une colère, la courbe explose. Mais dès qu’on visualise un souvenir agréable, la courbe se met à onduler doucement. La cohérence cardiaque est donc un excellent indice de l’état de stress. Mais elle n’est pas que cela. Elle régule et synchronise d’autres rythmes physiologiques (tension artérielle, respiration), entraînant une grande économie d’énergie pour l’organisme. Ce sont les cardiologues qui s’en sont aperçus les premiers: le deuil, la dépression, la colère ont des répercussions plus graves que le tabac sur les maladies cardiaques. Le «cœur brisé» n’est pas qu’une métaphore. Puis les neurologues ont découvert que le cœur possède son propre réseau de neurones: c’est un véritable «petit cerveau du cœur» localisé dans le corps, qui influence l’activité du cerveau à travers les fibres nerveuses qu’il renvoie vers la base du crâne! Le cœur fabrique aussi ses propres hormones, qui agissent directement sur le cerveau: ainsi l’ocytocine, appelée hormone de l’amour, qui est libérée dans le sang quand une mère allaite son enfant, quand un couple se fait la cour, et dans l’orgasme. Ces états émotionnels induisent la cohérence cardiaque qui se répercute rapidement sur le cerveau émotionnel en lui signalant que tout est en ordre physiologiquement. Le cerveau répond en renforçant la cohérence cardiaque. C’est ce qu’on appelle un cercle vertueux. Respirez. Ursula Gauthier / Nouvel Observateur 21 Aout 2003

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40 000 neurones dissiminés sur le muscle cardiaque

8 juin, 2005

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 Les scientifiques ont récemment découvert que l’être humain possède environ 40 000 neurones situés sur le coeur. Ils forment un véritable relai d’analyse du fonctionnement du corps humain et communique de manière préférentiel avec le cerveau.

Ces dernières années, les scientifiques ont découvert que le cœur possède son propre système nerveux indépendant, un système complexe désigné par certains sous le nom de «cerveau du cœur ». Ce système reçoit et relaie des informations provenant du cerveau central créant un second axe de communication entre le cœur et le cerveau.

plus d’infos sur HeartMath

 

Intrinsic Cardiac Ganglion

 

This is a highly magnified view of a cardiac intrinsic ganglia taken with a confocal microscope which is able to take images layer by layer and then build a 3D image. Ganglia are made up of groups of nerve cells (somata) that exist outside of the brain and spinal cord. Each of the smaller circular structures shown is the cell body of an individual neuron.

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La Cohérence Physiologique et psycho-physiologique

7 juin, 2005

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 Les recherches ont permis d’identifier un mode typique de comportements physiologiques associé aux émotions. C’est la cohérence physiologique.

Elle améliore :

* La synchronisation entre les deux branches du SNA

* Le décalage dans la balance autonome pour l’amélioration de l’activité parasympathique

* La « résonance » vasculaire

* Le fonctionnement des divers systèmes physiologiques oscillants (respiration, tension artérielle…)

* La synchronisation cœur-cerveau, les rythmes alpha sont plus réguliers et visibles sur un ECG

Cette cohérence se visualise par une courbe sinusoïdale régulière tant sur sa forme que sur sa forte amplitude.

En terme de fonctionnement physiologique, cette cohérence possède de nombreux atouts :

* Le réajustement de la sensibilité des barorécepteurs

* Un meilleur rendement cardiaque de part la facilitation de la fluidité, la filtration et l’absorption entre canaux et tissus.

* Le développement de la capacité du système cardio-vasculaire à s’adapter aux différentes conditions de circulation

* Une plus grande synchronisation cellulaire dans tout le corps. Parallèlement, la cohérence physiologique est directement associée au développement de la stabilité émotionnelle et de la performance cognitive.

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