La cohérence cardiaque comme support à la préparation mentale

27 juillet, 2012

(0) Commentaire

Des mesures proposées par celles de la cohérence cardiaque permettent d’objectiver quelques données communément utilisées lors de la préparation mentale. Je vous apporterez quelques notions lors de ces prochains jours pendant les déroulements de jeux olympiques de Londres où l’on pourra associer certaines connaissances acquises auprès des athlètes des différentes disciplines sportives.

Préparation mentale adaptée au tir, la routine de concentration

26 juillet, 2012

(0) Commentaire

Les séquences spécifiques du tir et du tir à l’arc sont relativement similaires, quelques différences de timing permettent toutefois au tir au pistolet de mettre en oeuvre un protocole de préparation plus complet. Suivant les athlètes ce protocole sera déployé selon plusieurs axes opposés : la diminution des effets physiologiques du stress par la propulsion des émotions dites positives ou la mise en conflit de l’athlète en émettant des stratégies d’adaptation réflexes en émettant des émotions dites négatives.

Le premier travail à accomplir est de déterminer quelle position de neutralisation va permettre au tireur de retrouver un état de calme relatif. Relatif car il est bien évident qu’en phases d’entrainement ce calme sera de type serein, en phase de compétition ce calme sera de type intensif (travail sur des mesures de la relativité du calme d’un athlète). Ensuite il est intéressant de propulser cet état neutre vers un état plus dynamique. La subtilité est de déterminer cette dynamique de type positive ou de type négative. Tout dépend de l’athlète, comment fonctionne son système réflexe et comment il réagit face à un stimulus d’agression ( si l’on détermine que l’adversaire ou la compétition sont des agresseurs ).
Le but de ce premier travail est de le transposer dans un protocole utile sur le pas de tir directement. Des micros émotions viennent perturber ou propulser l’athlète et le contraignent à réagir. Il s’agit dans cette séquence de se permettre de contrôler tout ou partie de ces micros émotions et des les articuler dans le protocole de tir général. Chaque tir doit suivre ce protocole tout en gardant toutefois une certaine lucidité afin d’adapter quelques subtilités si l’adversaire commençait à faire des siennes !.

Les résultats mesurés donnent souvent satisfaction, le ressenti de l’athlète, la qualité du tir et la prestation qui s’en suit est très encourageantes. Toutefois, au delà de ces résultats prometteurs gardons toujours en tête qu’une compétition avec de forts enjeux peut considérablement perturber certains comportements et mêmes certaines convictions.

mesures empiriques ou indicateurs tangibles

21 juin, 2012

(0) Commentaire

Au fur et à mesure des indicateurs confirmant les corrélations entre l’état d’optimisation émotionnel et le design de certaines courbes de mesures des fonctionnements physiologiques, il est intéressant de constater que certaines actions physiques interagissent avec certaines activités physiologiques. Impossible par le biais du logiciel de mesure de la variabilité cardiaque de catégoriser ces activités mais force est de constater que telle action peut être souvent caractérisée par une représentation spécifique quand d’autres provoqueront une représentation qu’il lui est dédiée. Partant de ce principe nous entreprirent de reproduire sur le terrain et directement dans l’action des reproductions systématiques. Après plusieurs tentatives il s’avère qu’il est possible de corréler une mesure empirique (dont les indications et les résultats n’ont pas de valeur scientifiques)  à des indications tangibles (dans le sens ou telle action propose un résultat prévisible et répétitif). C’est un peu le principe de la recherche scientifique sur du cas unique (la recherche scientifique doit se positionner sur plusieurs séries reproductives et dont un contexte connu, quand au cas unique il doit être reproductible sur une seule série ou sur un athlète qui n’existe qu’à 1 seul exemplaire mais qui néanmoins apporte une constance à iso configuration).
Dans ce cadre il est intéressant de constater la possibilité de produire une mesure des comportements émotionnels associés aux fonctionnements des systèmes physiologiques, à l’optimisation de l’organisation technique et physique. Dans des termes plus raccourcis, c’est un peu le principe de proposer une mesure de la performance.

Les facteurs de performances

en effet, même si d’aucuns diront qu’il est délicat de parler directement de corrélation, lors de certaines mise en place d’exercices spécifiques il est intéressant de constater une amélioration des résultats. En d’autres termes, optimiser son organisation physiologique revient à optimiser son résultat. Un peu une lapalissade, j’en conviens, mais qui pour beaucoup d’athlètes et d’entraîneurs, restent d’une subjectivité décontenançante souvent ranger dans le champ de l’impossible.

Le champ des possibles

Pour accréditer un champ de mesure et l’associer à une performance, il convient d’en produire certains nombres, reproduire ensuite et confirmer enfin. Chaque athlète est unique, surtout lorsqu’on monte dans l’échelle des niveaux de performance. Ce pan permet d’intervenir sur un nouveau créneau que peu d’intervenants arrivent à maitriser, avec toutefois un taux de satisfaction très élevé et une pertinence recherchée. Enfin ne rêvons pas, encore, aujourd’hui nous mesurons un spectre d’informations mais nous sommes encore éloignés de proposer une optimisation typique ou normalisée pour atteindre un objectif précis ( par exemple il est possible de mesure des indices d’optimisation de contexte pour le déclenchement d’une action mais il est impossible d’en provoquer l’inverse )

Les recherches en cours

les modalités de recherches actuelles sont diverses et variées, mais nous axons principalement notre énergie sur des objectifs comme: quelles sont les constantes pour obtenir de la lucidité, quelles sont les choses à mettre en place pour optimiser telle action, ou bien si nous activons telle réaction physiologique est il possible d’obtenir tel déclenchement ou tel résultat ?(ou telle contre réaction)

admin

Lettre infos Thymos-PhysioGolf Aout08

18 août, 2008

(0) Commentaire

Penser positif pour mettre dans le mille

14 août, 2008

(0) Commentaire

A l’entraînement un boitier électronique aide les Français à gérer le Stress.


Libération - 14 Août 2008 - en direct de Pékin

Tir à l’arc • A l’entraînement un boîtier électronique aide les Français à gérer le stress.

Médaillée de bronze par équipe lundi, Bérengère Schuh (24 ans) disputait ce matin les huitièmes de finale du tournoi féminin de tir à l’arc. Cette année, Bérengère Schuh est devenue championne d’Europe. Romain Girouille, éliminé hier au premier tour, pointe lui, dans le top5 mondial. «En termes de densité au meilleur niveau, c’est sans conteste notre meilleure saison», souligne Marc Dellenbach, entraîneur national de l’équipe de tir à l’arc. Une concurrence interne irrespirable et des doses de travail épouvantables permettent aux Coréens de dominer outrageusement la discipline. Et si la bonne tenue des Français sur la scène internationale s’expliquait par l’utilisation, à l’entraînement, depuis le mois de septembre d’un boîtier pas plus gros qu’un lecteur MP3, relié à l’oreille via une électrode. «Un appareil de biofeedback, venu du monde médical, qui mesure la variabilité de la fréquence cardiaque, donc l’émotivité du tireur», explique Marc Dellenbach. Un système de diodes lumineuses sur le boîtier indique les évolutions de la fréquence cardiaque. Rouge : trop stressé ; bleu : on se calme ; vert : on est proche de la «zénitude» indispensable pour décocher sa flèche.

« Détachement » . «L’idée, c’est d’avoir un retour objectif sur la variabilité de la fréquence cardiaque, les sportifs ont parfois des sensations altérées. Ça fait un peu office de détecteur de mensonges sur son état émotionnel», assure Marc Dellenbach. Le système, d’abord utilisé par les golfeurs, a été introduit dans le tir à l’arc par Frédéric Lecomte, coach en management de la performance. «Il permet aux tireurs de mieux se connaître, de rectifier leur attitude s’il y a trop de stress ou de détachement, poursuit l’entraîneur des Bleus. Même si l’appareil est interdit en compétition, ils savent quand ils sont dans le rouge, ça leur permet de remettre les choses en place

Sophrologie. Au-delà du diagnostic immédiat qu’il livre sur le stress, le système permet de mesurer les effets des techniques destinées à le faire baisser (techniques de respiration, sophrologie, préparation mentale). De s’affûter le mental à coups de séance de «musculation émotionnelle» . De mettre en place des routines: une série de gestes ou d’attitudes que l’archer répétera avant, pendant et après le tir en compétition pour «être tout le temps dans le vert». Et de trouver les pensées positives qui font baisser la fréquence cardiaque. A quoi pense Bérengère Schuh avant de tirer ? «A ma nièce Lina, 18 mois. On a découvert que c’était ça, ma pensée positive

Envoyé spécial à Pékin • G.Dh.

Les archers français apprennent à dompter leurs émotions avant les JO

30 juillet, 2008

(0) Commentaire

LACROIX le 30/07/2008 20:30

L’équipe de France de tir à l’arc a bénéficié d’un entraînement spécial pour essayer de gérer son stress en compétition

A quoi pense une candidate à une médaille au tir à l’arc quand elle cherche à garder son calme au moment de décocher une flèche sur une cible de 122 cm de diamètre, située à 70 m ?

à ma petite-nièce de 18 mois, Lina“, répond Bérengère Schuh, championne d’Europe en titre et quatrième par équipes aux Jeux olympiques d’Athènes en 2004. “Je me suis aperçue que c’était une pensée positive qui faisait baisser mon rythme cardiaque. ” Cette découverte n’est pas le fruit du hasard ou d’une introspection intime.

Gérer ses émotions

Les archers tricolores ont préparé les JO en utilisant un système conçu pour les aider à gérer leurs émotions. Il s’agit d’un boîtier, à peine plus gros qu’un téléphone portable, que le sportif peut porter à sa taille, sur le carquois, à l’entraînement.

Relié par un fil au lobe de l’oreille, il enregistre les variations du rythme du cœur, interprétables comme des signes naturels de stress ou d’excitation, en pleine action. La machine donne aussitôt la tendance sur un curseur coloré.

Rouge, ça bouillonne à l’intérieur. Bleu, c’est beaucoup mieux. Vert, c’est la détente optimale. Pour affiner l’expérience, le boîtier peut être relié à un ordinateur portable susceptible de donner des informations supplémentaires.

Un système d’abord utilisé par les golfeurs

Ce système de « musculation émotionnelle » a été introduit en équipe de France par l’intermédiaire de Frédéric Lecomte, de la société Thymos, qui s’occupe de coaching et de conseil pour le monde de l’entreprise et du sport.

Il a d’abord été utilisé par des golfeurs avant d’être adopté par l’archer Sébastien Brasseur en vue des championnats d’Europe de 2006, puis par l’ensemble de l’équipe de France de tir à l’arc, cette année.

Rassemblés à l’Institut national du sport (Insep), à Paris, les tireurs se sont prêtés au jeu une fois par semaine pour préparer le grand rendez-vous de Pékin.

Se construire sa propre “routine”

Le procédé doit apporter une dimension supplémentaire aux techniques classiques de préparation mentale, comme la visualisation ou la sophrologie.

« Cela permet d’avoir un retour objectif sur la gestion des émotions, de manière individualisée, avant, pendant et après le tir », souligne Marc Dellenbach, l’entraîneur des Français.

À partir des résultats, chacun peut se construire sa propre « routine », une série de gestes et de pensées propices à amener le sportif dans un état parfait pour mettre dans le mille. « L’idée est d’être dans le vert tout le temps en compétition », poursuit Bérengère Schuh, qui a donc trouvé dans l’image de la fille de son frère aîné un « calmant ».

Une compétition olympique difficile

Cette tranquillité d’esprit est d’autant plus difficile à garder que la formule de la compétition olympique met les nerfs des participants à l’épreuve.

Après une phase de classement, les compétiteurs s’affrontent selon un système de duel, un contre un, avec élimination directe du perdant. Les duellistes tirent 12 flèches à tour de rôle, en alternance, et l’ordre est inversé en cours de match. « C’est un vrai sport d’opposition », insiste Marc Dellenbach. Chaque archer dispose de trente secondes pour répondre au tir de son adversaire.

À ce propos, Bérengère Schuh a changé de stratégie. Au lieu d’utiliser tout le temps imparti, elle tire désormais sans attendre, pour remettre aussitôt la pression sur son adversaire : « Contre les filles qui n’ont pas confiance en elles, cela peut être un avantage. » Après, elle peut penser à sa nièce.

Pascal CHARRIER

Optimisation en chambre d’appel

20 avril, 2006

(0) Commentaire

 

 

L’optimisation de l’athlète en attente dans la chambre d’appel demande une attention toute particulière. Aujourd’hui démuni devant l’inconnu, il cultive essentiellement le stress à des fins d’optimisation. Or nous savons que tous processus de stress serait néfaste dans la recherche de la performance maximale. Dans l’accompagnement de Ronald Pognon, en athlétisme, nous avons “découpé” le moment avant le départ en 3 zones distinctes.
La première pourrait se nommer zone d’optimisation. Elle correspond à la chambre d’appel. Dans ce local l’athlète en profite pour travailler ses processus émotionnels. Grâce à un outil portable (de la taille d’un téléphone GSM) il est capable de visualiser et d’optimiser certains indices physiologiques liés aux émotions et aux stress. Il en profite pour visualiser de manière optimale, toutes les étapes de sa course, quels pourraient être les obstacles à surmonter, quelle stratégie il va entreprendre…
La seconde partie est la prise de décision. Il devra s’engager sur les résulotions prises précédemment. Il est nécessaire que l’athlète s’engage à 100%
La troisième est dernière partie est celle du lâcher prise. Confiant et fort des décisions prises, il va prendre la résolution de faire sa course exactement comme il la décidé. Pas de remise en cause ni doute…

7 clés mentales

6 septembre, 2005

(0) Commentaire

 Un groupe de test a été mis en place avec une cinquantaine de golfeurs. Tous ont utilisé le Freeze Framer et obtenu des résultats encourageants. L’expérimentation a permis de découvrir 7 catégories mentales pour les faire évoluer en très bon golfeurs.

  • Le contrôle de l’attention
  • L’amélioration de l’éveil
  • La visualisation et le contrôle de la pensée
  • Le contrôle de l’énergie positive
  • Le contrôle de l’attitude
  • L’amélioration de la motivation
  • La confiance en soi

Il n’y aucun doute sur le fait que ces 7 facteurs mentaux affectent d’une manière significative les capacités intrinsèques du jeu de golf. La recherche scientifique a prouvé que lorsque nous avons des pensées positives, les émotions et le système nerveux se synchronisent de manière cohérente, les temps de réaction s’améliorent et le golf s’améliore tout autant. L’expérience a démontré qu’après une vingtaine de séances (sessions de 20 minutes) avec le pod, ils améliorent de 3 à 7 points le nombre de coups sur un parcours (selon le handicap des joueurs). Nous examinerons point par point, d’une manière plus approfondie, les atouts de chaque clé précédemment nommées. On comprend que le golf est une activité sportive dont le succès dépend fortement de la modulation dans l’équilibre émotions / physique / mental. En pratiquant les 7 clés et en les intégrant,on obtient une augmentation considérable du succès au golf mais aussi dans tous les sports. Pour la majorité des sportifs être à 50% dans la Zone suffit pour réaliser d’excellentes performances. Les golfeurs débutants dans la pratique de la cohérence cardiaque comprennent rapidement l’intérêt lorsqu’ils ont besoin de lutter contre des coups manqués. La physiologie humaine demande 6 semaines incompressibles d’adaptation pour accepter les émotions positives émises par le cœur.

1 ère clé mentale: le Contrôle de l’Attention

Le contrôle de l’attention est un nécessité pour les golfeurs de tous niveaux d’accorder une importance à son jeu et de rejeter les faits que ne le sont pas. On pourrait appeler cela également la focalisation mentale (l’attention des intentions).

Quelques clés mentales d’attention :

  • Jouez le trou sur lequel vous êtes (ne pensez pas aux trous précédents)
  • Jouez un seul trou à la fois
  • Arrêtez de vous plaindre
  • Où est votre esprit quand vous êtes en position de lancer la balle
  • Pensez uniquement à la cible, laissez la balle y aller. Vous pouvez vous aider à développer le Contrôle de l’Attention avec le Pod grâce au feed back de la pulsation cardiaque. Placez vous pour cela en Quick Coherence avant de faire un coup. Lors d’une partie d’entraînement, déplacez vous avec un ami sur le parcours et avec une ordinateur portable. Avant chaque coup, il serait intéressant d’exécuter la routine suivante :

1. Mise en Cohérence Cardiaque

2. La courbe du Freeze Frame ressemble à une belle sinusoïde.

3. Visualisation de la trajectoire de la balle

4. Visualisation de la cible et comment l’atteindre

5. Comment atteindre cette cible, l’image doit être précise et provient du cœur.

6. Tant que vous n’êtes absolument persuadé que c’est le bon coup avec le bon fer, recommencez à l’étape 2, pour cela, lors de l’émission de votre pensée positive la courbe doit restée comme en 2 « sinusoide » de bonne amplitude. Si des artéfacts apparaissent c’est que l’image n’est pas correcte. Recommencez étape 2 pour visualiser une autre image positive ou une autre trajectoire, ou une autre cible.

7. Placez vous devant la balle, repérez la cible de nouveau, et taper de suite. 

2 ème clé mentale: l’amélioration de l’éveil.

C’est la capacité donnée au golfeur de trouver un bon équilibre dans sa relaxation tout en étant excité par la concurrence de la compétition. Elle permet l’isolation propice au conflit de l’effort. Le but évoqué est d’acquérir calme et spontanéité afin de produire son meilleur golf, que l’on définit par le terme Zone. La pratique du Pod sensibilise le joueur à la compréhension de son rythme cardiaque, fréquence désynchronisée ou synchronisée pour rentrer dans la Zone. Quelques trucs pour le contrôle de l’éveil.

1. Abstraction de la technique du swing pour acquérir une confiance en son jeu

2. Passez « confortables » avec vos émotions pour que le corps soit performant

3. Développez un « reset » mental

4. Trouvez l’équilibre entre le jeu et votre bien être

5. Apprenez à relativiser

3 ème clé mentale. La Visualisation et le contrôle de la pensée

C’est la faculté de penser à une image et d’anticiper un événement de golf important (ex : avoir la prémonition de voir son approche rentrer directement dans le trou). Il est important non pas seulement de voir cette image mais réellement de sentir l’action au sein du corps en synchronisation avec la perception mentale. Maintenir cette sensation positive pendant et durant le parcours vous permettra une nette amélioration du score et une aptitude à enchaîner les bons coups. Des “trucs” pour produire une visualisation positive :

1. Améliorez la perception et le sentiment que vous avez de vous-même, le Freeze Framer est un produit idéal pour cela.

2. Pendant 5 minutes par jour concentrez votre attention sur la visualisation et la sensation de rentrer des putts.

3. Créez une routine mentale spéciale putt 4. Imaginez le putting comme une piste de bowling

5. L’interaction entre la cible et le système nerveux est cruciale, entraînez vous à synchroniser votre système nerveux, votre esprit, votre cœur ensemble avec le Pod pour le reproduire ensuite facilement sur le parcours.

4 ème clé mentale: les pensées positives

Réflexion directe sur la capacité du golfeur de commander son humeur et sa pensée. L’attitude positive est une énergie puissante que l’on utilise pour régler l’équilibre entre émotions et mental. Elle est importante pour la commande du tempo, du rythme du swing, nécessaire à la dynamique efficace du swing. Quelques « trucs » pour améliorer l’énergie positive :

1. le golf est un sport d’émotions et un jeu d’adaptation

2. souvenez vous ce que jeu signifie réellement

3. Modifiez la façon d’interpréter votre putting

4. Imaginez que vous serrez un oiseau dans les mains à la place d’un club Le Freeze Framer vous aidera ici à récupérer rapidement des assauts des pensées négatives, il permettra le façonnage des bonnes aptitudes et leurs déclenchements à bon escient.

5 ème clé mentale: le Contrôle de l’Attitude

C’est une réflexion directe sur la capacité positive que possède le golfeur à pouvoir commander son humeur et ses émotions durant les phases de jeu ceci pour augmenter la réussite pendant le parcours. Quelques « trucs » mentaux :

1. 90 % d’émotions et de mental influencent le golf, le reste ne prend donc que 10%

2. Résolvez les problèmes de comportement d’abord, la mécanique du swing en sera améliorée

3. Le secret d’un golf de qualité n’est pas dans la gestuelle du swing mais dans bonne adéquation entre le mental, les émotions et la synchronisation du corps.

4. Pensée pour chaque trou : chaque trou correspond à un nouveau début.

5. Résister à l’auto critique, çà ne fait que monopoliser et disperser votre énergie.

6 ème clé mentale: la motivation

L’engagement est une énergie qui augmente les compétences dans le jeu. Plus la motivation est élevée, meilleur le jeu est. Le golfeur doit se nourrir de ses expériences pour encourager l’accomplissement de nouveaux succès. Pour se faire ces quelques trucs pour l’instant théoriques doivent devenir réalité :

1. L’échauffement ne doit pas contraindre la réussite du jeu.

2. Utilisez à bon escient les doglegs, les virages et autres du parcours.

3. Arrêtez de vous comparer à un professionnel du circuit.

4. Vous avez manqué le trou précédent, oubliez le.

5. Apprenez à rire spontanément de vos bêtises.

7 ème clé mentale: la confiance en soi

La confiance est un art dans la croyance « je peux le faire » La confiance en soi est l’un des meilleurs indicateurs sur le succès d’une compétition et de l’application des 6 clés ci-dessus. Elle est l’amalgame équilibré entre ces 6 clés. La confiance en soi, quelques trucs :

1. Usez de patience, elle permet l’équilibre des systèmes nerveux parasympathiques et sympathiques

2. Puttez est un jeu dans le jeu.

3. Ne pas se focaliser sur un coup manqué, c’est du sabotage mental

4. Entraînez vous au petit jeu (les pros s’entraînent à 50 % du temps à 1,80 m, 20% à 3 mètres)

Et si on décidait… d’avoir le moral?

9 août, 2005

(0) Commentaire

«Sans l’optimisme, je ne serais plus là.» Dominique Glocheux, 41 ans, a frôlé l’abîme. Sa vie a basculé un soir, sur les Champs-Elysées, il y a douze ans de cela. Fauché par un taxi, ce jeune patron d’une agence de communication en plein essor, heureux auteur d’un essai qui venait de lui valoir une invitation à l’émission Apostrophes, sur le point de convoler, a sombré dans le coma. Quatre semaines de néant, suivies de multiples opérations, puis dix-neuf mois d’hôpital et cinq ans de rééducation. Brisé physiquement et moralement, Dominique Glocheux a pourtant réappris à vivre, pas à pas. Et surtout à aimer la vie. «Je n’ai pas eu la résilience automatique, avoue-t-il. J’ai même tenté de me suicider trois fois. Mais j’ai fait une découverte extraordinaire: l’optimisme s’entraîne comme un muscle! Tant mieux, parce que c’est la clef de la réussite et du bonheur: quand on a de grandes attentes face à l’existence, on libère en soi des trésors de créativité, on invente des solutions.» Convalescent, il s’est mis à compiler les pensées optimistes qui lui ont donné le courage de s’accrocher. Un livre est né, La Vie en rose, mode d’emploi (Albin Michel); 16 ont suivi, autant d’odes à la vie sous forme de propositions, maximes et conseils. Un succès planétaire: 3 millions d’exemplaires vendus, des traductions dans 15 langues. Dominique Glocheux continue à guetter les indices d’optimisme, à traquer les signes de bonheur, à collectionner les bonnes nouvelles. Pascale Devourdy a décidé d’en faire autant. Bonne Année dernière, premier livre de cette ancienne publicitaire et premier ouvrage publié par sa toute jeune maison d’édition, Studiolo, se veut «une petite pierre lumineuse jetée dans l’océan des mauvaises nouvelles». En 185 pages joliment illustrées, elle «(re) met en lumière les petits ou grands événements positifs de l’année 2004»: la baisse de la mortalité sur nos routes, la mise au point de batteries biothermiques pour les pacemakers, la hausse de 250% des ventes de Vache qui rit aux Etats-Unis, la réforme du Code de la famille au Maroc, etc. Bien sûr, on n’est pas obligé de sombrer dans l’incantation béate des professionnels de l’optimisme - hommes politiques, voyantes et marchands de tapis - mais tout ne va pas si mal, finalement, sur la planète Terre. Prenez l’économie: 2004 aura été une année florissante, la meilleure depuis trois décennies, déclare la très sérieuse Banque mondiale, avec une hausse du PIB global de 4%. 2005 et 2006 seront moins fastes, mais, avec «les progrès réalisés dans les politiques macroéconomiques, les flexibilités structurelles, un climat plus favorable à l’investissement et de nouvelles ouvertures commerciales», le monde dispose d’une «base solide» pour atteindre une croissance d’environ 3,5% par an d’ici à 2015. Deux fois mieux que dans les années 1990. Pendant ce temps, toujours selon la Banque mondiale, le nombre des très pauvres, ceux qui vivent avec moins de 1 dollar par jour, aura été divisé par deux. «Celui-là passera sa vie maître de soi et joyeux, à qui, jour après jour, il est permis d’avoir dit: j’ai vécu» Horace (65-8 av. J.-C.) Et nous, les Français, là-dedans? Eh bien, nous ne sommes pas si mal lotis. En deux ans, nous sommes passés de la 12e à la 9e place européenne pour le revenu par tête. Nous sommes indéfectiblement le 4e exportateur mondial (devant la Chine) et la première destination touristique mondiale. Nous collectionnons les entreprises championnes du monde: L’Oréal dans les cosmétiques, Vinci dans la construction, Michelin dans les pneumatiques, LVMH dans le luxe, Sodexho dans la restauration collective… «Au total, nous comptons 180 leaders mondiaux», selon Jean-Louis Borloo, ministre de l’Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale. Mieux, nous avons toutes les raisons de croire en l’avenir, et en nous-mêmes: une population dont le taux de fécondité est le plus élevé d’Europe; une productivité horaire exceptionnelle; le meilleur système de santé du monde, selon l’Organisation mondiale de la santé, qui s’y connaît; des créations d’entreprises comme s’il en pleuvait; une qualité de vie que le monde entier jalouse; une recherche de pointe: une soixantaine de découvertes françaises - de la biologie à l’astronomie, en passant par les sciences humaines - ont été l’objet de publications, l’an dernier, dans les revues scientifiques les plus prestigieuses. Sans oublier notre technologie. Le 14 décembre, la France entière s’est enflammée pour l’élégance du viaduc de Millau et la prouesse technique qu’il représente. De même, elle a bombé le torse quand le premier A 380, l’avion géant d’Airbus, est sorti des hangars de Toulouse-Blagnac, le 18 janvier dernier. Dans les années 1970-1980, la France a été à l’avant-garde de la technologie de l’information lorsque chaque foyer ou presque a été équipé d’un Minitel. En 2004, c’est le pays occidental qui a connu la plus forte progression de l’Internet rapide domestique (6 millions, soit deux fois plus qu’il y a tout juste un an). «La France n’arrive à se mobiliser et à être optimiste que pour des grands projets, remarque Jean-Louis Borloo. C’est un pays de garçons qui aime le train, l’avion, l’industrie automobile, l’électricité. Localement, les gens sont optimistes, mais cela ne fait pas un pays optimiste.» Les pessimistes invétérés devraient passer une demi-heure avec Clara Gaymard, «Mme Investissements internationaux» en France. Les résultats, d’abord: l’Hexagone est la deuxième destination européenne préférée des sociétés étrangères derrière le Royaume-Uni. En 2003, elles ont annoncé 547 projets d’investissements nouveaux, lesquels devraient générer 27 300 emplois. L’argumentaire, ensuite: «Les investisseurs étrangers sont séduits par l’excellence de la main-d’œuvre française, qui allie mieux que d’autres théorie et pratique, créativité et implication dans l’entreprise. Notre capacité d’innovation et la qualité de nos infrastructures logistiques sont également deux atouts auxquels ils sont sensibles.» Si seulement nous en étions convaincus. Mais non. «Au début du plan de rénovation urbaine, on rencontrait un scepticisme généralisé, raconte Jean-Louis Borloo. Dix-huit mois plus tard, 5 milliards de travaux ont été engrangés. Des villes comme Chicago viennent voir ce que nous faisons, mais en France on se complaît dans une forme de négativisme.» Sacrés Français, imbattables pour parler de ce qui va mal! «On gagne si on y croit, si on est optimiste, plaide Clara Gaymard. Le monde appartient à ceux qui voient le verre à moitié plein, pas à ceux qui le voient à demi vide!» Et si on essayait de s’en convaincre… Si on faisait le pari que demain peut être meilleur qu’aujourd’hui. Si on décidait d’ «être du côté de la vie», comme le dit joliment la psychiatre Claire Carrier. N’aurions-nous pas tout à gagner et rien à perdre? «Je ne sais pas si demain sera meilleur, nuance la sociologue Pascale Weil, associée de Publicis Consultants. Mais nous devons absolument reprendre date avec le futur, redessiner une vision du possible et du souhaitable pour ne pas considérer l’avenir comme une fatalité. C’est en tentant de le maîtriser que l’on reprend confiance.» En prime, ce serait bon pour la croissance, disent les spécialistes, l’oeil rivé sur le moral des ménages, et sur celui des chefs d’entreprise, que l’Institut national de la statistique sonde chaque mois. Deux facteurs clefs de la météo économique: si les Français ont la pêche, ils consomment plus; si les employeurs voient l’avenir en rose, ils investissent et embauchent. Bonne humeur… et bonne santé C’est que les patrons ont bien besoin d’optimisme. «Ils en ont même le devoir, sans se départir pour autant de leur lucidité, tranche Bertrand Collomb, président du conseil d’administration de Lafarge, n° 2 mondial des matériaux de construction. Sinon, autant tout arrêter et rendre l’argent aux actionnaires! Notre rôle est d’apprécier les risques
et d’imaginer des scénarios pessimistes pour mettre nos entreprises en état de faire face, de résister. Au fond, il faut être pessimiste afin de se créer des marges d’optimisme. Un problème posé est à moitié résolu.» C’est dans l’adversité que le moral du capitaine fait la différence. Thierry Magin en sait quelque chose. Le cabinet de conseil en rémunérations qu’il a créé avec quatre associés, en 1994, émerge de deux années de turbulences. Départ d’un des cofondateurs, remise à plat de la stratégie et des méthodes commerciales, clients déprimés: le navire a sérieusement tangué. «Il faut avoir beaucoup de confiance en soi et en ses équipes pour gérer ces périodes de doute et insuffler de la positivité à ses collaborateurs, estime le jeune patron. Si on n’a pas le moral, mieux vaut rester chez soi!» «Les temps sont mauvais, les temps sont difficiles, voilà ce que disent les gens… Vivons bien, et les temps seront bons! C’est nous qui sommes les temps! Tels nous sommes, tels sont les temps» Saint Augustin (354-430) L’optimisme rend plus imaginatif. Teresa Amabile, qui dirige l’unité de management entrepreneurial à la Harvard Business School, consacre sa vie à comprendre les mécanismes de la créativité. Avec ses étudiants, elle a collecté 12 000 pages de journaux quotidiens tenus par 238 personnes travaillant sur des projets créatifs dans des entreprises de plusieurs secteurs - high-tech, chimie, produits de grande consommation. Sa découverte: «La créativité est intimement liée à la joie. Les gens ont plus de chance de trouver la bonne idée quand ils ont été heureux la veille, note Amabile. C’est un cycle vertueux. La joie d’une journée est un bon indicateur du niveau de créativité de la suivante.» Les spécialistes du management ont théorisé l’optimisme depuis belle lurette. «Il faut une vraie folie positive pour entreprendre, s’enthousiasme Jean-Louis Muller, directeur du département développement des personnes à la Cegos, société de conseil et de formation. Regardez les capitaines d’industrie du début du siècle: c’était tous de grands optimistes. Aujourd’hui, les patrons râlent contre les 35 heures, les impôts, mais ils continuent à avancer!» Les premiers outils de stratégie, inspirés de la pensée positive et importés des Etats-Unis, datent des années 1950. Leur ancêtre s’appelle Emoff (Etude des menaces et des opportunités. Forces et faiblesses), modèle forgé à l’université Harvard et toujours utilisé aujourd’hui. Point commun des différentes techniques: quoi qu’il vous arrive, projetez-vous dans l’avenir pour renouer avec l’espoir. La dernière mode du conseil en management a été baptisée «appreciative inquiry» - le questionnement positif. Le concept a été lancé par David Cooperrider, professeur de management à la Case Western Reserve University. «Dans l’approche traditionnelle, on essaie de résoudre un problème, on recherche les faiblesses de l’entreprise, précise Christian Forthomme, fondateur de la société de conseil Real Change, qui compte parmi ses clients la fondation de Bill Gates. L’appreciative inquiry met au contraire l’accent sur les forces. On identifie ce qui, dans la vie d’un groupe, lui a permis de grandir, afin d’en tirer les leçons pour le propulser dans le futur.» Une faculté précieuse dans la vie en général. Et au boulot, en particulier. Joanne Chimoul, consultante, essaie de l’inculquer aux cadres qui participent à son séminaire. L’intitulé annonce la couleur: «Etre positif, un plus dans les relations de travail.» Pendant trois jours, les participants planchent sur la nécessité de cultiver la positivité envers eux-mêmes et les autres pour aller de l’avant, rebondir, faire face à des situations difficiles. Sur l’interaction, aussi, entre soi et l’environnement. «Il est indispensable de se valoriser soi-même pour dégager quelque chose de positif», souligne Joanne Chimoul. Pierre Blanc-Sahnoun, l’un des pionniers du coaching en France, en est convaincu: «Vivre heureux ou malheureux relève de la décision de chacun. Le sens positif ou négatif que nous donnons à notre perception de la réalité conditionne nos comportements.» Face à la perte d’emploi, on peut être KO debout, se seriner qu’on est fichu, qu’on ne retrouvera jamais un nouveau job. Ou bien se dire que c’est le moment de faire le point, de prendre un peu de recul, de réfléchir à ce qu’on a vraiment envie de faire. «Celui ou celle qui pense comme cela retrouvera deux fois plus vite du travail», assure Blanc-Sahnoun. Pour notre santé, c’est pareil. Rien de tel que la bonne humeur pour ne pas tomber malade. Parole de médecin. «Les optimistes ont un système immunitaire plus fort, observe le psychiatre David Servan-Schreiber, auteur du best-seller Guérir (Laffont). Dans la salive, ils ont plus d’immunoglobulines, qui constituent la première barrière de défense contre les bactéries.» Mieux: la confiance en la vie augmente nos chances de guérison. «Dans le pronostic de cancer du sein, le meilleur indicateur est la réaction de la femme à l’annonce du diagnostic, soutient le psychiatre Patrick Lemoine. Celles qui sont décidées à se battre sont mieux armées.» Le cancérologue américain Jerome Groopman a consacré un livre émouvant à ce sujet, La Force de l’espoir (Lattès). Il y raconte comment ses patients l’ont amené à s’interroger sur le rôle mystérieux de l’optimisme dans la guérison. Et à découvrir qu’il est crucial. C’est une véritable biologie de l’espoir qui émerge des labos de recherche, ouvrant de formidables pistes thérapeutiques. «Figurez-vous que nous produisons notre propre ersatz naturel de morphine! s’émerveille le Dr Groopman. A l’intérieur de nos cerveaux se trouvent des substances chimiques comparables aux dérivés de l’opium. La confiance et l’expectative, des composantes cardinales de l’espoir, parviennent à neutraliser la douleur en libérant les endorphines et les enképhalines du cerveau, imitant les effets de la morphine.» Sans optimisme, impossible d’espérer changer la face du monde. Ou, plus modestement, de faire bouger la société. Martin Hirsch, président d’Emmaüs France et directeur général de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), n’en manque pas (voir l’encadré). Et ça marche. Il raconte avec gourmandise son combat victorieux contre les distributeurs de friandises dans les écoles. «On nous disait: «C’est impossible, vous n’arriverez pas à les interdire», confie-t-il. Pourtant, ce sera chose faite à la rentrée prochaine.» Ses homologues européens sont bluffés. «Ce qui donne le moral aux gens, observe Elisabeth Laville, cofondatrice du cabinet de conseil en développement durable Utopies, c’est le sentiment de pouvoir agir sur leur environnement. L’optimiste, c’est celui qui voit un problème et cherche à le résoudre. Il est facile d’être pessimiste.» «L’optimisme est de volonté», selon la formule du philosophe Alain. Le psychiatre Christophe André (Vivre heureux, psychologie du bonheur, Odile Jacob) en distingue deux sortes. «Le premier, explique-t-il, est un moyen de défense qui s’apparente au déni de la réalité. C’est la politique de l’autruche. Et puis il y a une deuxième forme d’optimisme: face à l’incertain, supposer qu’il existera une issue favorable et agir pour la faciliter.» «Avant toute chose, voilà ce qu’il faut faire, mon cher Lucilius: faire l’apprentissage de la joie. Sois heureux de ce qui est à toi» Sénèque (4 av. J.-C. - 65 apr. J.-C.) Tenzin Kunchap a cet optimisme-là solidement chevillé au corps. Sinon, cet ancien moine tibétain serait mort sous les coups de ses geôliers chinois ou au fond d’un ravin enneigé, quelque part entre Tibet, Népal et Inde. Dans Le Moine rebelle (Plon), il livre le récit poignant de sa lutte pour survivre et fuir les bagnes communistes. Une leçon de courage et d’espoir. Réfugié politique en France depuis 1991, il nourrit toujours le rêve d’un Tibet libéré du joug chinois. «Je suis sûr que je reverrai mon pays, insiste-t-il, un large sourire
aux lèvres. Que le Tibet sera un jour géré par les Tibétains, que notre culture sera reconnue dans le monde entier. Le peuple chinois va évoluer, j’en suis sûr.» Christian de Boisredon fait lui aussi partie de ceux que démange l’envie de faire bouger les choses. Il y a deux ans, il s’est lancé dans un ambitieux projet. Consultant chez BearingPoint, il convainc son employeur de le détacher afin de se consacrer à son idée baptisée Reporters d’espoirs, sorte de Reader’s Digest tiré à 200 000 exemplaires - «Des initiatives et des solutions concrètes en réponse aux grands problèmes actuels». Le 5 mai dernier, après avoir levé 600 000 euros, il a remis un oscar à 8 journalistes dont les articles ou les reportages ont mis en lumière des actions positives à travers le monde et qui peuvent être adoptées ailleurs. «Il faut rester optimiste dans la difficulté», affirme tranquillement Carmen Colle. Cette femme de 56 ans, arrivée en usine à 14 ans - «Le soir, j’avais les mains en sang», se souvient-elle - décide un beau jour de faire quelque chose pour les mères qu’elle côtoie dans son quartier de Lure (Haute-Saône) et qui n’arrivent pas à nourrir leurs enfants. «Il y allait souvent de la survie de ces familles. J’ai décidé de créer des emplois.» En 1987, elle achète une première machine à tricoter et se met au travail dans son HLM. «Je voulais permettre aux gens d’exister en créant de belles choses», dit-elle. Aujourd’hui, lorsque les riches clientes de Chanel, de Dior, de Christian Lacroix achètent un pull-over à quelques milliers d’euros, elles ne savent pas que ces petites œuvres d’art sont tricotées par les 40 salariées de Carmen Colle. Jérôme Sans et Nicolas Bourriaud, codirecteurs et fondateurs du Palais de Tokyo, vaste centre d’exposition consacré à l’art contemporain, se sont lancés dans leur aventure avec le même esprit. «Il manquait à Paris un lieu qui, loin d’être une chapelle, serait ouvert sur la richesse de la création», se remémorent-ils. Ils héritent de 20 000 mètres carrés qui ressemblent à Beyrouth, trouvent l’argent pour financer la centaine d’expositions annuelles et ont attiré 600 000 visiteurs depuis leur ouverture, en 2002. Lorsque les créateurs du musée du XXIe siècle, à Kanazawa, au Japon, cherchent un modèle, c’est à leur porte qu’ils viennent frapper. «On a prouvé qu’il était possible de réinventer un modèle institutionnel», lancent-ils fièrement. L’optimisme serait-il de retour en France? Ils sont de plus en plus nombreux, ici et là, à le prédire, malgré la morosité ambiante. Frédéric Loeb, l’un des consultants français auxquels font appel les grandes marques pour les aider à imaginer de nouveaux produits ou services, a mis au point un modèle mathématique révélant ce qu’il appelle les «cycles de l’imaginaire». Depuis l’Antiquité, d’après lui, un cycle nouveau apparaît tous les douze ans en moyenne. «Nous allons bientôt sortir du grand trou dans lequel nous sommes plongés depuis la première guerre du Golfe, promet-il. Nous avions adopté un repli aristotélicien sur le village, sur le refus de la modernité, du progrès. C’était le triomphe de tous les Cassandre de la famine, de l’apocalypse, des anti-OGM. Dans ces époques, on doute de tout, on vote réactionnaire.» C’est le retour de la purée de Robuchon, du nouveau bistrot, le triomphe de la tartiflette. «Les gens vont bientôt en avoir ras le bol du remake de la Mini Cooper ou de la cafetière italienne style années 1950. On revient à une époque d’espoir qui a commencé aux Etats-Unis et au Japon début 2004. Dans ce nouveau cycle, la technologie va tirer l’imaginaire.» Les marques de cosmétiques, baromètres fiables des tendances, ont saisi cette sortie de la période glaciaire. L’Oréal a créé une ligne de soin, HappyDerm, un «euphorisant de peau». Lancôme s’apprête à lancer So Magic, un parfum dont le concept repose sur le miracle de l’optimisme, et Estée Lauder a concocté Beyond Paradise (Au-delà du paradis). Ce lundi 13 décembre, le théâtre du Rond-Point, à Paris, est bourré à craquer. 750 personnes se pressent dans la grande salle. Des dizaines d’autres, inscrites sur une liste d’attente, piétinent dans le foyer. Cette foule est venue participer à un happening joyeux et intello organisé par Philippe Lemoine, coprésident des Galeries Lafayette. Cet intellectuel dada, comme il se définit parfois lui-même, agitateur d’idées, a organisé des sortes d’états généraux pour tenter de relancer la boîte à idées de la France. Le théâtre du Rond-Point 2004 n’est pas la Sorbonne 1968 - la robe de cocktail et le costume de bonne coupe ont remplacé le col Mao et la robe hippie - mais le romantisme souffle sur la salle. Il s’agit, pendant quelques heures studieuses et parfois loufoques - deux hommes en bas et sous-vêtements féminins font une apparition - d’essayer de trouver quelques clefs pour définir la nouvelle modernité. Semer des graines dans l’espoir que quelques-unes germeront. «Des potentialités se développent dans les moments difficiles, exulte Philippe Lemoine. De la crise actuelle peut sortir une métamorphose.» Selon lui, la France est un pays d’à-coups, selon la formule de Tocqueville. «Elle a une capacité à traîner longtemps et, soudain, une série de facteurs se conjuguent et nous faisons alors une énorme avancée. Nous essayons de provoquer ce sursaut.» «La plus constante marque de la sagesse, c’est une constante réjouissance» Montaigne (1533-1592) Pour les Français, être positif ne va pas de soi. Notre culture est marquée par la personnalité du naïf, le Candide de Voltaire qui dévalorisera pour longtemps l’optimisme, à la différence des Britanniques et de leur culture du «can do» (on peut y arriver). Ensuite, le romantisme du XIXe siècle, qui valorise le spleen et le pessimisme lucide, n’arrange pas les choses. Le modèle est installé: l’intelligence se mesure à l’aune de la capacité critique. «En France, vous êtes conditionnés par l’Histoire, par le passé collectif. Vous ne croyez pas au destin individuel, observe l’Américain Ted Stanger (Sacrés Français, Michalon). Regardez-nous: 17% de mes compatriotes estiment faire partie du 1% des Américains les plus riches et 40% pensent qu’ils en feront partie un jour! Il y a un monde entre nos deux peuples. Lorsqu’on grandit persuadé que chacun peut devenir président des Etats-Unis en travaillant bien, ça irradie toute la société. On peut tout faire… même des conneries.» Selon le philosophe Michel Lacroix (Le Courage réinventé, Flammarion), dans notre société en crise, où il y a délitement du lien social, où le taux de chômage est élevé, le moral doit faire partie de la trousse de survie du citoyen. Sa nature est double, juge-t-il: «Avoir le moral, c’est à la fois être dans une situation de détachement à la façon d’Epictète ou de Sénèque et, en même temps, être dans le refus, vouloir rebondir.» Il faut donc un peu de stoïcisme et un peu de Jean-Paul Sartre lorsqu’il parle de la volonté du sujet qui s’engage. Et ce moral peut être travaillé par une gymnastique de l’esprit et du corps. «Depuis Platon, on sait que l’optimisme passe par le corps», rappelle Lacroix. Il faut donc mobiliser la sagesse stoïcienne et faire un travail pour se débarrasser de ses pensées négatives. «Il importe de relativiser l’échec, de dissocier le moi des éléments contingents, de défaire le tissu des pensées négatives», prescrit le philosophe. Cela s’apprend. Dans la salle de l’association Sainte-Agnès, dans le VIIe arrondissement de Paris, ce 14 décembre, une trentaine de personnes se retrouvent. Elles sont venues participer à la séance mensuelle de The Work (le Travail), une nouvelle technique de travail sur soi inventée par l’Américaine Byron Katie. Il ne s’agit ni de philosophie ni de thérapie. The Work est une méthode de questionnement des pensées négatives qui nous assaillent chaque jour. Chacune d’elles est passée au crible de quatre questions: Est-ce vrai? Pouvez-vous absolument savoir si c’es
t vrai? Quelle réaction suscite en vous cette pensée? Que seriez-vous sans elle? «Si on croit une pensée, elle s’attache à nous et tout concourt ensuite à la prouver, explique Frank Kane, l’animateur des séminaires parisiens. Et, à partir de là, je souffre parce que j’accorde foi à cette pensée.» Il n’est pas en notre pouvoir de chasser ces pensées négatives, selon The Work, mais on peut au moins les désamorcer. «Cette méthode, poursuit Kane, permet un retour à la lucidité. Les gens sont moins dans la croyance négative.» Introduite en France il y a à peine plus d’un an, la technique de Byron Katie fait des émules. Au début, huit personnes assistaient aux séances. Aujourd’hui, Frank Kane est à la recherche d’une nouvelle salle. Celle de la rue Oudinot est trop exiguë. Avoir le moral a également des conséquences bénéfiques pour la société tout entière. «Plus la personne va bien, souligne le psychiatre Christophe André, plus celle-ci est altruiste.» Le psy raconte le simple test suivant. On met dans une pièce un groupe d’hommes et de femmes. Certains vont bien, d’autres sont plutôt dépressifs. On fait entrer une personne qui renverse accidentellement les objets qu’elle porte. Ceux qui vont bien l’aideront plus volontiers à les ramasser que les autres. Alors, qu’attend-on pour prendre la vie côté soleil? Post-scriptum Richard Wiseman, professeur de psychologie à l’université du Hertfordshire, a étudié la chance (Notre capital chance, Lattès). Conclusion: «Les chanceux ont une vision différente d’eux-mêmes et de la vie.» Ils croient au bonheur et au succès, tandis que les malchanceux sont plutôt convaincus que le pire est assuré. «Quand les gens pensent avoir de la veine, les occasions se présentent. C’est un cercle vertueux.» L’Express du 31/01/2005 par Jean-Sébastien Stehli, Anne Vidalie

admin

Analyse gestuelle sous informatique

5 août, 2005

(0) Commentaire

La vulgarisation de l’informatique permet un accès à des ressources jusqu’alors très privées. L’analyse du swing reste une affaire de professionnels, les pros de golf ont un tel bagage de connaissances techniques qu’il est difficile de s’en passer. Par contre si vous n’avez pas peur de visualiser votre swing, histoire de montrer à votre pro les points névralgiques, n’hésitez pas à télécharger V1home , le module de visualisation image par image. Attention à la sur médication avec ce type d’outil. Tout abus entraînerait une déprime difficilement réversible, un laid swing ne veut pas dire un mauvais shot. L’analyse dynamique est également valable pour les sports suivants: Tennis, Ski, BaseBall, Flipper, lancement de dés…

admin