Le tir à l’arc ou l’école du calme

30 juillet, 2012

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Le tir à l’arc ou l’école du calme (La-Croix le 30 Juillet 2012)

Pour les archers engagés dans le concours olympique individuel, l’adresse ne suffit pas, car la différence à ce niveau se fait de plus en plus sur la concentration et la capacité à maîtriser ses émotions.

Gaël Prévost (à gauche) lors d’un entraînement pour les Jeux olympiques, le 26 juillet à Londres.

(AP Photo/Marcio Jose Sanchez)

Gaël Prévost (à gauche) lors d’un entraînement pour les Jeux olympiques, le 26 juillet à Londres.

Des points que les Français, comme Bérengère Schuh, Gaël Prévost et Thomas Faucheron (qui disputeront un 32e de finale mardi 31 juillet pour la première et mercredi 1er août pour les deux autres), travaillent avec un préparateur mental mesurant sur un ordinateur ce qui se passe dans leur tête.

Un sport du dimanche pour adolescents se rêvant Robin des bois ? Le tir à l’arc souffre encore d’une image gentillette qui ne rend pas justice à une discipline fort exigeante, plus proche de la partie d’échecs à grande vitesse que de l’aimable tournoi entre preux archers. Surtout, et on l’a vu samedi avec l’élimination précoce des Français par équipes, pourtant vice-champions du monde en titre, l’adresse ne suffit pas. Il faut aussi être costaud et très organisé. Ce qui a manqué à nos représentants. Ils auront à cœur de se rattraper dans le tournoi individuel que deux d’entre eux entament demain. « Bien sûr, la maladresse est interdite, souligne Benoît Dupin, le directeur technique national, mais le tir à l’arc est aussi un sport de force et d’organisation. »

De la force ? Il en faut pour exercer une traction sur des cordes de plus en plus tendues. « C’est un sport physique, poursuit l’entraîneur national, Marc Dellenbach. Pourtant, ce n’est pas là que se fait la différence, car tout le monde est capable de gagner en capacité musculaire. En réalité, un match se perd ou se gagne dans la tête. » Pour comprendre ce que le technicien veut dire, il faut se pencher sur le déroulement d’une compétition. Un peu comme au tennis, chaque concurrent est opposé à un adversaire dans un match à élimination directe. Il s’agit bien d’être précis, mais surtout rapide, car les duels se déroulent en quatre séries de trois flèches. Les deux concurrents tirent chacun leur tour, avec quarante secondes au maximum par flèche, la série de trois flèches ne pouvant pas dépasser deux minutes.

DÉSTABILISER SON ADVERSAIRE

Autrement dit, un tireur sûr de lui et rapide sera en mesure de déstabiliser son adversaire en terminant le travail plus vite. Il peut aussi choisir de bluffer en attendant le tout dernier moment pour décocher sa dernière flèche, incitant son concurrent à précipiter son tir. « C’est un jeu de stratégie » , souligne le jeune Gaël Prévost, qui est à 18 ans le grand espoir de l’équipe de France, même s’il a fort à faire avec des adversaires beaucoup plus expérimentés et âgés que lui. Un décalage qui n’effraie pas vraiment ce garçon d’un calme… olympien. D’ailleurs, les archers restent tous maîtres d’eux-mêmes, une condition pour réussir dans ce sport où l’excitation n’a pas droit de cité.

Ce qui n’empêche pas certains athlètes, marmoréens en apparence, de vivre une forme d’ébullition intérieure sur le pas de tir. Et ces montées en température, certes modestes chez ces sportifs à sang froid, sont très préjudiciables à l’efficacité du tir. C’est là qu’intervient un personnage qui joue un rôle essentiel dans la préparation des archers : le préparateur mental. Les Français bénéficient d’un entraînement spécifique à la maîtrise des émotions, basé sur l’étude de la variation du rythme cardiaque.

« PENSER À DES CHOSES AGRÉABLES »

Cette technique baptisée « HeartMath » (mathématiques du cœur, en anglais) est développée en France par Frédéric Lecomte, qui relie, via une électrode fixée à leur oreille, ses « clients » à un ordinateur mesurant la variation des pulsations du cœur selon une formule simple : émotion positive = faible variation = concentration optimale. « Mon travail consiste à demander à l’athlète de s’obliger à penser à différentes choses agréables, à mesurer les changements de rythme générés par chaque émotion et à repérer celle qui entraînera la plus petite variation cardiaque. Juste avant d’entrer en lice, il suffira qu’il pense à cela pour que la concentration soit optimale. » Un archer efficace est donc d’abord un archer heureux.

Jean-François FOURNEL (à Londres)

je souhaite obtenir plus de lucidité

19 juin, 2012

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Romain, tir à l’arc, souhaite acquérir plus de lucidité durant la phase de tir. Sa formulation n’est pas forcément des plus claire mais sa demande, relayée par son entraîneur, semble pourtant bien décrire cette possibilité de pouvoir ajuster ses paramètres de tir pendant son exécution. C’est une demande assez claire, pour ne pas dire simple qui relève pourtant de la nécessité d’appréhension complexe de nombreuses composantes. En effet, depuis quelques années nous développons les capacités liées à la spontanéité dans les phases d’exécution du tir. Cette spontanéité vise à occulter les capacités naturelles du cerveau à remettre en cause et parfois modifier la perception réelle des ressources à mettre en oeuvre pour tirer correctement ( ou communément appeler par le terme stress). En effet, nous avons déjà obtenu des résultats intéressants dans la mise en place d’une phase d’Action permettant de propulser les capacités de spontanéité que tout athlète souhaite se voir naturellement mettre en oeuvre. Pour Romain, par contre, il rencontre moultes énergies à appliquer ce type de protocole.

Revenons sur le protocole.

Le protocole est une séquence d’actions coordonnées visant à créer un confort lors de son exécution en compétition. Lorsque cette séquence est suffisamment reproduite au cours des phases d’entraînements, il est possible de mettre en relief tous les incidents qui pourraient entacher son bon déroulement, de plus à force de répétition ce protocole rentre dans ce que l’on pourrait nommer “la routine”. Une routine pourrait se définir par une suite d’actions appréhendées et connues visant à ce que l’athlète puisse être en confiance durant la durée brève ou longue de la compétition. Il peut exister plusieurs routines, une pré compétitive définissant les synchronisations et les engagements nécessaires afin de favoriser une sorte de distanciation avec l’enjeux de la compétition. A l’intérieur de cette pré routine il est d’ailleurs possible de prévoir quelques scénarii apportant des modalités d’opportunités spécifiques (des adaptations contrôlées à des évènements soudains).

“Appuyer” sur un protocole à des fins d’obtenir de la lucidité.

La lucidité en elle même est très difficile à contrôler, je dirais même plus que la lucidité est impossible à canaliser par l’application d’exercices spécifiques. De nombreuses interactions mentales peuvent jouer un jeu antagoniste et provoquer l’inhibition plutôt que de l’amélioration. Je préconiserais dans certaines conditions un contournement, une sorte d’aiguillage mental ou dans d’autres situations un étouffement des process mentaux par des techniques de remplissages forcés. Cette dernière sera dans ce cas la meilleure solution préconisée.

Le leure du remplissage mental

Le principe est simple à expliquer, très contraignant à appliquer. Il s’agit de remplir le cerveau de pensées diverses et variées, de préférence des pensées travaillées dans le cadre de l’entraînement et de la routine, afin qu’il ne puisse plus ajouter des pensées malencontreuses ou contre productives. La mise en oeuvre montre une aptitude remarquable et des résultats très satisfaisants, les phases d’entrainements apportent de plus en plus de souplesse dans l’application de cette routine, et la lucidité recherchée (en l’occurrence ici la capacité d’analyse ponctuelle) entre petit à petit à faire surface.

Application en situation

Bien entendu, l’application terrain donne des résultats encourageants, toutefois rien ne vaut l’application lors de situations sensibles, c’est en cette stratégie dans nous allons l’appliquer lors des derniers championnats mondiaux se déroulant avant les jeux de cet été.

admin

Penser positif pour mettre dans le mille

14 août, 2008

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A l’entraînement un boitier électronique aide les Français à gérer le Stress.


Libération - 14 Août 2008 - en direct de Pékin

Tir à l’arc • A l’entraînement un boîtier électronique aide les Français à gérer le stress.

Médaillée de bronze par équipe lundi, Bérengère Schuh (24 ans) disputait ce matin les huitièmes de finale du tournoi féminin de tir à l’arc. Cette année, Bérengère Schuh est devenue championne d’Europe. Romain Girouille, éliminé hier au premier tour, pointe lui, dans le top5 mondial. «En termes de densité au meilleur niveau, c’est sans conteste notre meilleure saison», souligne Marc Dellenbach, entraîneur national de l’équipe de tir à l’arc. Une concurrence interne irrespirable et des doses de travail épouvantables permettent aux Coréens de dominer outrageusement la discipline. Et si la bonne tenue des Français sur la scène internationale s’expliquait par l’utilisation, à l’entraînement, depuis le mois de septembre d’un boîtier pas plus gros qu’un lecteur MP3, relié à l’oreille via une électrode. «Un appareil de biofeedback, venu du monde médical, qui mesure la variabilité de la fréquence cardiaque, donc l’émotivité du tireur», explique Marc Dellenbach. Un système de diodes lumineuses sur le boîtier indique les évolutions de la fréquence cardiaque. Rouge : trop stressé ; bleu : on se calme ; vert : on est proche de la «zénitude» indispensable pour décocher sa flèche.

« Détachement » . «L’idée, c’est d’avoir un retour objectif sur la variabilité de la fréquence cardiaque, les sportifs ont parfois des sensations altérées. Ça fait un peu office de détecteur de mensonges sur son état émotionnel», assure Marc Dellenbach. Le système, d’abord utilisé par les golfeurs, a été introduit dans le tir à l’arc par Frédéric Lecomte, coach en management de la performance. «Il permet aux tireurs de mieux se connaître, de rectifier leur attitude s’il y a trop de stress ou de détachement, poursuit l’entraîneur des Bleus. Même si l’appareil est interdit en compétition, ils savent quand ils sont dans le rouge, ça leur permet de remettre les choses en place

Sophrologie. Au-delà du diagnostic immédiat qu’il livre sur le stress, le système permet de mesurer les effets des techniques destinées à le faire baisser (techniques de respiration, sophrologie, préparation mentale). De s’affûter le mental à coups de séance de «musculation émotionnelle» . De mettre en place des routines: une série de gestes ou d’attitudes que l’archer répétera avant, pendant et après le tir en compétition pour «être tout le temps dans le vert». Et de trouver les pensées positives qui font baisser la fréquence cardiaque. A quoi pense Bérengère Schuh avant de tirer ? «A ma nièce Lina, 18 mois. On a découvert que c’était ça, ma pensée positive

Envoyé spécial à Pékin • G.Dh.

Podium pour l’équipe de France de Tir à l’arc

10 août, 2008

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Elles sont radieuses les 3 françaises (de gàd Bérengère Schuh, Sophie Dodemont, Virgine Arnold), en remportant la médaille de bronze aux JO de Pékin 08, elles ouvrent le compteur de la délégation française tous sports confondus et entérinent l’investissement de beaucoup d’années d’entraînement.

interview equipe de France de Tir à l’Arc par France 2
la 1/2 finale contre l’Angleterre par France 2

Pluies battantes, lors de la demie finale contre la Corée du Sud. Bérengère Schuh (ici en photo) 

Romain Girouille “L’esprit olympique est synonyme d’échange, de joie et d’amitié”

9 août, 2008

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Romain Girouille (FRA): “L’esprit olympique est synonyme d’échange, de joie et d’amitié”
Juillet 2008- Site Web FITA-
 

Je me suis qualifié pour les Jeux Olympiques en gagnant le tournoi continental organisé pendant le Championnat d’Europe à Vittel (France). Au début de la compétition, je manquais un peu de confiance, même si j’ai réussi 114 points au premier tour. Ensuite, je n’étais pas tendu pendant le tir, mais j’ai dû gérer le vent. Le principal était de rester lucide; c’est vraiment là-dessus que nous avions travaillé avec Marc Dellenbach, mon entraîneur. Au fond de moi, je ne concevais pas de ne pas réussir à me qualifier pour les JO.

Au niveau de ma préparation pour les compétitions de Beijing, j’ai redémarré un cycle avec un volume de flèches important avant la Coupe du Monde de Boé. Je vais ensuite tirer moins de flèches durant le mois de juillet. Physiquement, je remets aussi un bloc de gros travail en préparation physique avec de la musculation et une augmentation du nombre de séances d’aérobic. Du point de vue mental, un programme de préparation a été mis en place afin d’améliorer la gestion de la compétition et des émotions.

Je pense qu’arriver aux JO en étant dans les premiers de la Coupe du Monde cette année et avec une bonne place au classement mondial peut déstabiliser mes adversaires. Cependant, je préfère ne pas tenir compte de ce facteur, car celui qui gagnera l’or est celui qui tirera le mieux ce jour-là. Je connais le terrain depuis le Tournoi Test Good Luck Beijing, c’est un bon avantage de pouvoir tester les installations olympiques un an avant le début de la “vraie” compétition.

Ce seront mes premiers Jeux Olympiques. Ce qui est sûr, c’est que ce sera une expérience inoubliable du point de vue relationnel, que ce soit entre les nations, les disciplines ou les athlètes. Je pense que l’esprit olympique est avant tout synonyme d’échange, de joie et d’amitié.
Lisez ma biographie…

Romain Girouille (FRA)

Veste réfrigérante, capteur émotions, lunettes

31 juillet, 2008

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les derniers préparatifs se mettent en place à l’équipe de France de Tir à l’arc. Après le déballage de la dotation matérielle offerte par les sponsors et le comité Olympique, faisons également le point sur toutes ces technologies qui vont permettre d’optimiser le voyage, la chaleur et le décallage.

La veste réfrigérante, sorte de gilet de sauvetage marin, bondé de poches dans lesquelles se glissent des sacs de résine gelée. Pendant 2 à 3 heures, l’athlète va retrouver une température ambiante optimale. Pour ne pas changer trop les habitudes, nous avons intégré le port de la veste entre les volées.

Le capteur d’émotions, pendant appareil de la taille d’un téléphone portable, capable de renseigner presque instantanément, l’état émotionnel de l’athlète. Nous avons travaillé 6 mois pour optimiser les états, les modifications comportementales en cas de stress, les optimisations avant et après compétitions…

Les lunettes qui diffusent une lumière naturelle. Pour gérer le décallage horaire, ces lunettes simulent la lumière réelle du jour. Nous conseillons 1 heure par jour de décallage pour rattraper l’horaire de Pékin (h+6)

A ne pas douter, toutes les technologies actuelles, apportent sont lot de nouveautés et évitent les contraintes liées aux longs déplacements et aux décallages horaires.

Les archers français apprennent à dompter leurs émotions avant les JO

30 juillet, 2008

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LACROIX le 30/07/2008 20:30

L’équipe de France de tir à l’arc a bénéficié d’un entraînement spécial pour essayer de gérer son stress en compétition

A quoi pense une candidate à une médaille au tir à l’arc quand elle cherche à garder son calme au moment de décocher une flèche sur une cible de 122 cm de diamètre, située à 70 m ?

à ma petite-nièce de 18 mois, Lina“, répond Bérengère Schuh, championne d’Europe en titre et quatrième par équipes aux Jeux olympiques d’Athènes en 2004. “Je me suis aperçue que c’était une pensée positive qui faisait baisser mon rythme cardiaque. ” Cette découverte n’est pas le fruit du hasard ou d’une introspection intime.

Gérer ses émotions

Les archers tricolores ont préparé les JO en utilisant un système conçu pour les aider à gérer leurs émotions. Il s’agit d’un boîtier, à peine plus gros qu’un téléphone portable, que le sportif peut porter à sa taille, sur le carquois, à l’entraînement.

Relié par un fil au lobe de l’oreille, il enregistre les variations du rythme du cœur, interprétables comme des signes naturels de stress ou d’excitation, en pleine action. La machine donne aussitôt la tendance sur un curseur coloré.

Rouge, ça bouillonne à l’intérieur. Bleu, c’est beaucoup mieux. Vert, c’est la détente optimale. Pour affiner l’expérience, le boîtier peut être relié à un ordinateur portable susceptible de donner des informations supplémentaires.

Un système d’abord utilisé par les golfeurs

Ce système de « musculation émotionnelle » a été introduit en équipe de France par l’intermédiaire de Frédéric Lecomte, de la société Thymos, qui s’occupe de coaching et de conseil pour le monde de l’entreprise et du sport.

Il a d’abord été utilisé par des golfeurs avant d’être adopté par l’archer Sébastien Brasseur en vue des championnats d’Europe de 2006, puis par l’ensemble de l’équipe de France de tir à l’arc, cette année.

Rassemblés à l’Institut national du sport (Insep), à Paris, les tireurs se sont prêtés au jeu une fois par semaine pour préparer le grand rendez-vous de Pékin.

Se construire sa propre “routine”

Le procédé doit apporter une dimension supplémentaire aux techniques classiques de préparation mentale, comme la visualisation ou la sophrologie.

« Cela permet d’avoir un retour objectif sur la gestion des émotions, de manière individualisée, avant, pendant et après le tir », souligne Marc Dellenbach, l’entraîneur des Français.

À partir des résultats, chacun peut se construire sa propre « routine », une série de gestes et de pensées propices à amener le sportif dans un état parfait pour mettre dans le mille. « L’idée est d’être dans le vert tout le temps en compétition », poursuit Bérengère Schuh, qui a donc trouvé dans l’image de la fille de son frère aîné un « calmant ».

Une compétition olympique difficile

Cette tranquillité d’esprit est d’autant plus difficile à garder que la formule de la compétition olympique met les nerfs des participants à l’épreuve.

Après une phase de classement, les compétiteurs s’affrontent selon un système de duel, un contre un, avec élimination directe du perdant. Les duellistes tirent 12 flèches à tour de rôle, en alternance, et l’ordre est inversé en cours de match. « C’est un vrai sport d’opposition », insiste Marc Dellenbach. Chaque archer dispose de trente secondes pour répondre au tir de son adversaire.

À ce propos, Bérengère Schuh a changé de stratégie. Au lieu d’utiliser tout le temps imparti, elle tire désormais sans attendre, pour remettre aussitôt la pression sur son adversaire : « Contre les filles qui n’ont pas confiance en elles, cela peut être un avantage. » Après, elle peut penser à sa nièce.

Pascal CHARRIER

En route vers Pékin

23 juin, 2008

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Bérengère Schuh, qualifiée pour les JOs de PékinLes interventions auprès de l’équipe de France de Tir à l’Arc se déroulent autour de plusieurs thèmes dont celui de la préparation aux Jeux Olympiques de Pékin (début Aout 2008)

Actuellement nous mettons en place une routine leur permettant d’être familiarisés lorsqu’ils se retrouveront sur place. Pour se faire nous mettons en place des protocoles dont les articulations de 2 manières, la première est chronométrée pour respecter le timing de la compétition, la deuxième est purement de vérifier si les émotions associées restent constantes. Nous nous sommes basés sur le fait qu’à flux constant nous devions être dans une bonne démarche.