Veste réfrigérante, capteur émotions, lunettes

31 juillet, 2008

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les derniers préparatifs se mettent en place à l’équipe de France de Tir à l’arc. Après le déballage de la dotation matérielle offerte par les sponsors et le comité Olympique, faisons également le point sur toutes ces technologies qui vont permettre d’optimiser le voyage, la chaleur et le décallage.

La veste réfrigérante, sorte de gilet de sauvetage marin, bondé de poches dans lesquelles se glissent des sacs de résine gelée. Pendant 2 à 3 heures, l’athlète va retrouver une température ambiante optimale. Pour ne pas changer trop les habitudes, nous avons intégré le port de la veste entre les volées.

Le capteur d’émotions, pendant appareil de la taille d’un téléphone portable, capable de renseigner presque instantanément, l’état émotionnel de l’athlète. Nous avons travaillé 6 mois pour optimiser les états, les modifications comportementales en cas de stress, les optimisations avant et après compétitions…

Les lunettes qui diffusent une lumière naturelle. Pour gérer le décallage horaire, ces lunettes simulent la lumière réelle du jour. Nous conseillons 1 heure par jour de décallage pour rattraper l’horaire de Pékin (h+6)

A ne pas douter, toutes les technologies actuelles, apportent sont lot de nouveautés et évitent les contraintes liées aux longs déplacements et aux décallages horaires.

Les archers français apprennent à dompter leurs émotions avant les JO

30 juillet, 2008

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LACROIX le 30/07/2008 20:30

L’équipe de France de tir à l’arc a bénéficié d’un entraînement spécial pour essayer de gérer son stress en compétition

A quoi pense une candidate à une médaille au tir à l’arc quand elle cherche à garder son calme au moment de décocher une flèche sur une cible de 122 cm de diamètre, située à 70 m ?

à ma petite-nièce de 18 mois, Lina“, répond Bérengère Schuh, championne d’Europe en titre et quatrième par équipes aux Jeux olympiques d’Athènes en 2004. “Je me suis aperçue que c’était une pensée positive qui faisait baisser mon rythme cardiaque. ” Cette découverte n’est pas le fruit du hasard ou d’une introspection intime.

Gérer ses émotions

Les archers tricolores ont préparé les JO en utilisant un système conçu pour les aider à gérer leurs émotions. Il s’agit d’un boîtier, à peine plus gros qu’un téléphone portable, que le sportif peut porter à sa taille, sur le carquois, à l’entraînement.

Relié par un fil au lobe de l’oreille, il enregistre les variations du rythme du cœur, interprétables comme des signes naturels de stress ou d’excitation, en pleine action. La machine donne aussitôt la tendance sur un curseur coloré.

Rouge, ça bouillonne à l’intérieur. Bleu, c’est beaucoup mieux. Vert, c’est la détente optimale. Pour affiner l’expérience, le boîtier peut être relié à un ordinateur portable susceptible de donner des informations supplémentaires.

Un système d’abord utilisé par les golfeurs

Ce système de « musculation émotionnelle » a été introduit en équipe de France par l’intermédiaire de Frédéric Lecomte, de la société Thymos, qui s’occupe de coaching et de conseil pour le monde de l’entreprise et du sport.

Il a d’abord été utilisé par des golfeurs avant d’être adopté par l’archer Sébastien Brasseur en vue des championnats d’Europe de 2006, puis par l’ensemble de l’équipe de France de tir à l’arc, cette année.

Rassemblés à l’Institut national du sport (Insep), à Paris, les tireurs se sont prêtés au jeu une fois par semaine pour préparer le grand rendez-vous de Pékin.

Se construire sa propre “routine”

Le procédé doit apporter une dimension supplémentaire aux techniques classiques de préparation mentale, comme la visualisation ou la sophrologie.

« Cela permet d’avoir un retour objectif sur la gestion des émotions, de manière individualisée, avant, pendant et après le tir », souligne Marc Dellenbach, l’entraîneur des Français.

À partir des résultats, chacun peut se construire sa propre « routine », une série de gestes et de pensées propices à amener le sportif dans un état parfait pour mettre dans le mille. « L’idée est d’être dans le vert tout le temps en compétition », poursuit Bérengère Schuh, qui a donc trouvé dans l’image de la fille de son frère aîné un « calmant ».

Une compétition olympique difficile

Cette tranquillité d’esprit est d’autant plus difficile à garder que la formule de la compétition olympique met les nerfs des participants à l’épreuve.

Après une phase de classement, les compétiteurs s’affrontent selon un système de duel, un contre un, avec élimination directe du perdant. Les duellistes tirent 12 flèches à tour de rôle, en alternance, et l’ordre est inversé en cours de match. « C’est un vrai sport d’opposition », insiste Marc Dellenbach. Chaque archer dispose de trente secondes pour répondre au tir de son adversaire.

À ce propos, Bérengère Schuh a changé de stratégie. Au lieu d’utiliser tout le temps imparti, elle tire désormais sans attendre, pour remettre aussitôt la pression sur son adversaire : « Contre les filles qui n’ont pas confiance en elles, cela peut être un avantage. » Après, elle peut penser à sa nièce.

Pascal CHARRIER

British Open 08

18 juillet, 2008

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le live est accessible sur le web entre 10h et 20h (Paris)

admin

L’électro cardiogramme peut sauver des vies chez les sportifs

5 juillet, 2008

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Martine Perez- Le Figaro.fr

le 04/07/2008 | Mise à jour : 20:23

Le phénomène de la mort subite a frappé plusieurs athlètes ces dernières années.

Lilian Thuram a découvert en juin dernier, après des années de compétition de haut niveau, qu’il souffrait d’une anomalie cardiaque. Pourquoi ce problème a-t-il été mis en évidence si tardivement ? Si les médecins ne savent pas encore qualifier précisément cette anomalie, hésitant entre une malformation congénitale ou l’évolution particulière du cœur d’un sportif de haut niveau, cette découverte soulève la question de la surveillance médicale des sportifs. Cette semaine, des médecins italiens estiment dans un article publié vendredi dans le British Medical Journal que le fait de soumettre les athlètes qui pratiquent un sport de compétition à une évaluation cardiovasculaire avec des électrocardiogrammes au repos et à l’effort permettrait de sauver un certain nombre de vies.  

Le phénomène de la mort subite, ou arrêt cardiaque brutal, a déjà frappé des sportifs de haut niveau comme les footballeurs Marc-Vivien Foé, international camerounais, ou Antonio Puerta, du FC Séville. En décembre 2005, le Français du FC Utrecht David Di Tommaso décédait à 26 ans, dans son sommeil, d’une crise cardiaque apparemment liée à un trouble du rythme. À l’heure actuelle, en France, la majorité des fédérations sportives exigent pour toute pratique à haut niveau un bilan cardiaque, avec électrocardiogramme (ECG) au repos. L’ECG d’effort est en général demandé pour les plus de 35 ans. Les contraintes sont bien plus importantes pour ceux qui développent une carrière internationale. En Italie, cela fait vingt-cinq ans que les athlètes qui veulent pratiquer un sport en compétition officielle doivent subir deux électrocardiogrammes, un au repos et un à l’effort. Cette obligation a permis à l’équipe de Francesco Sofi, de l’Université de Florence, d’analyser les données concernant 30 065 sportifs soumis à cette évaluation cardiovasculaire.
 

Les «faux positifs» 

L’ECG au repos a permis de repérer 348 sportifs (sur les 30 000) présentant des anomalies et l’ECG d’effort en a détecté 1 459 (sur 30 000). Sur les 159 personnes déclarées inaptes au sport pour des problèmes cardiaques (troubles de la conduction, bradycardie…) identifiés à la suite de ces ECG, seulement six auraient été repérées par les seuls examens physiques et entretiens avec le médecin (soit le bilan de base, encore suffisant dans plusieurs pays européens). Et huit sur dix n’auraient pas été repérées par le seul ECG au repos. « Ces résultats plaident en faveur des ECG au repos et d’effort pour détecter des anomalies cardiaques, comme des troubles du rythme ou des maladies coronaires, chez les personnes pratiquant des sports de compétition, particulièrement chez les plus âgés », concluent les chercheurs.

Leur utilisation de routine soulève plusieurs questions, selon les auteurs, comme le problème des « faux positifs » qui entraînent des examens complémentaires coûteux et peuvent inquiéter inutilement. Dans un éditorial publié dans le British Medical Journal, le Dr Jonathan Drezner, de l’Université de Washington, estime qu’inclure l’ECG dans l’évaluation préalable à la pratique d’un sport de compétition permettrait de détecter davantage d’athlètes risquant une mort subite du fait d’anomalies cardiovasculaires silencieuses.

admin